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Cité millénaire, remarquable
tant par son rayonnement culturel et religieux que par
son savoir-faire artistique, Fès est une ville aux multiples
facettes qui enchantera le visiteur.
Son origine remonte à
Idris Ier, immigré d'Orient, qui fonda en 789 après
J.C.,un village berbère sur la rive droite de l'oued
Fas. Son fils Idris II fonda en 807 sur la rive gauche,
dans la partie ouest du site, une seconde agglomération,
Al-Aliya (la Haute) qui se développa plus rapidement.
Des musulmans andalous chassés de Cordoue par les chrétiens
se réfugièrent en 818 sur la rive ouest, alors que quelques
années plus tard des familles en provenance de Kairouan
s'installaient sur l'autre rive. L'influence des andalous
se manifesta en particulier sur le plan architectural
et artistique, avec des palais richement ornés de zelliges
polychromes, de boiseries sculptées, de moucharabiehs…
Les 2 villes furent réunies
en une seule enceinte, celle de Fes-el-Bali (Fès l'ancienne),
sous le règne des sultans Almoravides. Par la suite,
sous le règne des Almohades, Fès connut une longue période
d'épanouissement culturel et de prospérité économique.
Les dynastes Mérinides
bâtirent en 1276, à côté de la ville ancienne, la ville
de Fès Jdid, aux fonctions plus administratives, avec
en particulier la résidence des princes.
Une communauté juive s'installa au début du XVe siècle.
Les métiers d'art, dont le tissage, la broderie et le
travail du cuir, sont alors en pleine expansion et leur
réputation s'étend au-delà des frontières du pays. Après
la chute de Grenade en 1492 et la baisse de l'influence
espagnole, des courants d'inspiration ottomane vinrent
enrichir les références des artistes et artisans.
Les Saadiens (XVIe à
XVIIe siècle) firent construire les bordj Nord et Sud
(forteresses) qui se dressent encore aujourd'hui. Après
Moulay Ismail, les sultans alaouites résidèrent longtemps
à Fes, qui leur doit des palais, des mosquées et des
medersas.
A côté de Fes-el-Bali
et de Fes-Jdid, fut construite à partir de 1912 la Ville
Nouvelle, traversée par l'Avenue Hassan II, très large
et bordée de palmiers
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