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Si elle assume avec
efficacité son rôle de capitale administrative et politique,
Rabat est aussi fière de son histoire, qui lui a légué
un patrimoine archéologique et historique important.
Le site constituait
un point d'escale des navigateurs Phéniciens dès le
VIe siècle avant J.C. Les traces d'une agglomération
remontant au IIe siècle avant J.C ont été relevées sur
le site de Chellah. Sala Colonia, construite sur l'emplacement
de l'actuel Chella, fut l'un des points les plus au
Sud de l'empire romain d'Afrique du Nord.
Le sultan Almohade
Abd el Moumen fonda l'actuelle Rabat en 1150, au nord
de l'ancienne ville Romaine. Appelée Ribat Al Fath ,
ou "Camp de la victoire", elle fut un camp à la fois
religieux et militaire pour les expéditions en Espagne
et se vit doter à cette occasion de gigantesques murailles.
Après la mort de
son petit-fils Yacoub El Mansour, à qui l'on doit la
construction de la mosquée inachevée comprenant la Tour
Hassan, la ville connut un relatif déclin. L'arrivée
en 1609 de réfugiés Musulmans venus d'Espagne lors de
la Reconquista chrétienne, provoqua une renaissance
de la ville. Il s'y développa rapidement une communauté
marchande dotée d'une flotte très importante, pratiquant
conjointement le commerce et la piraterie. Ces actes
de piraterie qui s'étendaient sur plusieurs mers du
globe ne cessèrent qu'au début du XIXe siècle, sous
le règne de Moulay Abderahmane.
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